-ide

-ide Élément, du gr. -eidês, de eidos « aspect, forme » ( -oïde) qui désigne, en chimie, certains groupements d'homologues : glucides.

I.
⇒-IDE1, -IDES, suff.
I. — Suff. patronymique issu du gr. et marquant gén. la dépendance, l'appartenance.
A. — Suff. patronymique masc. plur. issu du gr. - par l'intermédiaire du lat. -ides, formateur de subst. désignant une lignée, une dynastie, la base en nommant le fondateur; au sing., les subst. désignent un membre de l'ensemble; employés adj., les termes signifient « qui concerne la lignée, la dynastie ou son fondateur, qui en possède les caractéristiques » :
ab(b)asside(s). (abasside, abassides, abbasside, abbassides) « 3e dynastie des califes successeurs de Mahomet, fondée en 750 par al-' al-, descendant de , oncle du prophète qui mit fin à la dynastie des Omeyyades » (d'apr. Lar. encyclop.). La victoire des Abassides opérait donc, après un millénaire, la résurrection d'une grande formation historique détruite par la brutalité d'un choc tout extérieur (L. FEBVRE, Combats pour hist., De Spengler à Toynbee, 1936, p. 127)
a(h)aronide, (aaronide, aharonide)adj. « Qui concerne le grand prêtre Aaron, frère de Moïse ». L'institution du grand prêtre, l'origine aharonide du sacerdoce (...) y sont mentionnés [dans le Lévitique] (RENAN, Hist. peuple Isr., t. 3, 1891, p. 431). On ne saurait dire avec certitude (...) s'ils [les esséniens] gardaient le sacerdoce aaronide (RENAN, Hist. peuple Isr., t. 5, 1892, p. 64)
napoléonide(s). (napoléonide, napoléonides) « Famille, descendance de Napoléon Ier ». Les palais de l'Empereur, des Napoléonides ou des grands officiers (HAUTECOEUR, Art sous Révol. et Empire, 1954, p. 39). L'élection présidentielle du 10 décembre 1848, en faveur de Louis-Napoléon, donne un caractère plus trouble encore à cette période de nos institutions, où tout est ambigu : Louis-Philippe laisse échapper sa couronne constitutionnelle à propos d'une question électorale (...) et un napoléonide, dont le prénom est à la fois d'Ancien Régime et d'Empire, ramasse à son profit constitution, république et couronne (Encyclop. éduc., 1960, p. 22). Au fém. L'honnête jeune homme [Léopold Robert], peu fait pour dompter une Napoléonide [Charlotte Bonaparte], s'enfuit à Venise (BARRÈS, Amori, 1902, p. 77)
noachide(s). (noachide, noachides) « (Qui concerne les) descendants de Noé soumis aux sept commandements moraux fondamentaux, p. oppos. au peuple juif soumis aux 613 commandements de la loi thoranique ». Israël doit reconnaître pour frère et traiter comme lui-même quiconque dans les « 70 peuples » respectera le code humain primordial, les préceptes de la loi « noachide », et ne met hors de la fraternité que celui qui se met hors de cette loi (WEILL, Judaïsme, 1931, p. 117). L'obligation de suivre toute la loi ne s'impose qu'à l'israélite-né, tandis que le « noachide » n'a qu'à observer les sept principes élémentaires de la moralité pour être considéré comme un frère, un prochain (WEILL, Judaïsme, 1931p. 204)
Rem. V. aussi a) les empr. achéménide, alcide, homéride, lagide, sassanide, séleucide; b) des patronymes comme Maïmonide, Siracide (auteur de l'Ecclésiastique) où le suff. traduit le mot hébreu ben « fils ».
B. — Suff. patronymique fém. issu du gr. -, - (plur. -) par l'intermédiaire du lat. -is, -idis formateur de subst. désignant un ensemble ou un élément issu de l'ensemble.
1. ASTRON. [Les termes désignent des étoiles filantes nommées d'après la constellation dont elles semblent issues] V. perséides, taurides et aussi :
léonides. Ce point se trouve entre les constellations de Persée et de Cassiopée pour les météores du 10 août, et, pour ceux du 14 novembre, il se trouve dans celle du Lion. C'est pourquoi les étoiles filantes du 10 août sont quelquefois appelées les Perséides, et celles du 14 novembre les Léonides (FLAMMARION, Astron. pop., 1880, p. 676)
2. MYTH. [Les termes désignent des êtres surnaturels non personnalisés; la base désigne l'être masc. dont ils sont la fille ou l'épouse (cf. -ade 2 C)] V. gnomide, sylphide.
Rem. V. aussi les empr. atlantide, danaïde, euménide, néréide, océanide; et titanide « titan femelle » (cf. Lar. encyclop., s.v. titans) : Un mot caractéristique de Baudelaire c'est, aux dernières pages de sa Notice sur Poe, ce qu'il dit de la Titanide, le type le plus haut des femmes de Poe (BARRÈS, Cahiers, t. 12, 1919, p. 266).
3. POÉSIE. [Les termes désignent des cycles épiques, des œuvres poétiques; la base désigne le personnage ou le lieu à la gloire duquel l'œuvre est décrite, ou plus rarement l'auteur (cf. -ade2 B)] :
sionides. Les chiréi Tsione, les Sionides de Jehouda Halévi exhalent, dans la poésie hébraïque classique de l'ère espagnole, ce même amour de Jérusalem dont l'éloignement signifie un divorce entre l'homme et son cœur : « Mon cœur est en Orient et moi aux extrémités de l'Occident » (A. MANDEL, La Voie du hassidisme, Paris, Calmann-Lévy, 1963, p. 37)
Rem. V. aussi les empr. Énéide, Héracléide (cf. DUPUIS, Orig. cultes, 1796, p. 106), Héroïde, Pétréide (cf. SAINTE-BEUVE, Tabl. poés. fr., 1828, p. 102), Théséide (cf. DUPUIS, loc. cit.), Tyrtéide (ce lyrisme de petits verres, cette Tyrtéide populacière et bourgeoise, — Béranger, c'est le Tyrtée de la garde nationale (GONCOURT, Journal, 1857, p. 385)), titres de poèmes épiques ou encore des empr. du type thébaïde qui semblent formés, à partir d'un nom de pers. ou de ville, d'un adj. fém. gr. en -, - ou lat. en -is, -idis.
II. — Suff. taxinomique issu du gr. comme le précédent, formateur de subst. masc. plur. désignant des niveaux supérieurs dans la classification : embranchement, classe, ordre et, plus rarement, famille d'animaux. Les termes sont souvent synon. de termes en -iens, en -oïdes (cf. -ide 2, -oïde), ou en -idés (famille); la base désigne l'animal-type du groupe ou, plus rarement, une de ses caractéristiques.
A. — [La base est issue du gr.]
1. ENTOMOL. V. arachnide(s).
2. SC. DES ÉCHINODERMES :
échinides (s.v. échinoderme rem. a). Synon. de échinoïdes
3. SC. DES SPONGIAIRES :
hexactinellides (hex(a)- + -actin- + -ell(e) + -ides). « Sous-classe de Spongiaires, dont le squelette est formé de spicules siliceux allongés et disposés suivant trois directions perpendiculaires entre elles, une impaire radiale et deux symétriques tangentielles et qui comprend la plupart des éponges de grande profondeur » (d'apr. Lar. encyclop.). V. éponge1 A 2
B. — [La base est issue du lat.]
1. ENTOMOL. V. acarides (s.v. acaride B), aranéides (s.v. aranéide B), curculionides (s.v. curculionidé) et aussi :
apides (s.v. apide B). Synon. de apidés
tabanides. Synon. de tabanidés (s.v. -idés B 1). Tous s'occupaient de diptères, alias mouches à deux ailes, mais le premier s'intéressait plus spécialement aux puces (...) le dernier aux tabanides, qui comprennent toutes les variétés de taons du monde (H. BAZIN, Vipère, 1948, p. 121)
2. ICHTYOLOGIE :
salmonides. Synon. de salmonidés (s.v. -idés B 2). Voir E. PERRIER, Zool., t. 2, 1897, p. 1361
3. ORNITHOLOGIE :
falconides. Synon. de falconidés (s.v. -idés B 4). (Ds LITTRÉ)
C. — [La base est un subst. ou le rad. d'un subst. ou d'un adj. fr.] V. annélides.
1. ENTOMOLOGIE :
cynipides (s.v. cynips dér.). Synon. de cynipidés
élatérides. Synon. de élatéridés (s.v. -idés C 1)
staphylinides. Synon. de staphylinidés (s.v. -idés C 1). Mais cet insecte [le Platypsillus Castoris] paraît être plutôt un coléoptère de la famille des Staphylinides (E. PERRIER, Zool., t. 1, 1893, p. 1343). N'oublions pas Rhizophagus parallelocollis qui est un coléoptère et Philantus ebeninus qui est un staphylinide (QUENEAU, Loin Rueil, 1944, p. 205)
2. ICHTYOLOGIE :
cyprinides. Synon. de cyprinidés (cf. ce mot étymol.)
squalides. Synon. de squalidés (s.v. -idés C 2). V. E. PERRIER, Zool., t. 1, 1893, p. 1007
3. MALACOLOGIE. V. atlantides.
4. MAMMALOGIE :
sirénides. Synon. vieilli de siréniens. Les Primates n'(...)ont plus que deux [mamelons] sur la poitrine (...) et c'est encore ce qui arrive chez (...) les Sirénides (E. PERRIER, Zool t. 4, 1928-32, p. 3376)
5. SC. DES ÉCHINODERMES :
astérides (s.v. astéride B). Synon. de astéroïdes (cf. ce mot B)
holothurides (s.v. holothurie rem. a). Synon. de holothurioïdes (s.v. holothurie rem. b)
ophiurides. « Une des cinq classes des échinodermes » (Lar. encyclop.). Synon. ophiuroïdes. V. J.-M. PÉRÈS, Vie océan, 1966, p. 124
III. — MÉD. Suff. issu du lat. -is, -idis, formateur de subst. fém. désignant un ensemble de lésions cutanées, sur le modèle de l'empr. éphélide.
A. — [La base désigne l'agent pathogène] :
bactéride. « Éruption cutanée due à une allergie provoquée par des bactéries ou par des toxines bactériennes » (Méd. Biol. t. 1 1970)
iodide. « Toxicodermie due à l'ingestion d'iode ou de ses composés » (Méd. Biol. t. 2 1971)
vaccinide. « Manifestations cutanées consécutives à une vaccination antivariolique, telles que pustules, érythème, urticaire, vésicules » (Méd. Biol. t. 3 1972)
B. — [La base désigne l'organe incriminé] :
endocrinide. « Manifestation cutanée liée à un trouble des glandes endocrines » (Méd. Biol. t. 2 1971)
C. — [La base désigne la maladie à l'origine de la lésion] :
leishmanide. « Placards papulo-nodulaires qui persistent après la guérison partielle de la leishmaniose viscérale (ou kala-azar) » (d'apr. Méd. Biol. t. 2 1971)
séborrhéide. « Dermatose caractérisée par des éléments pityriasiques squameux, apparaissant sur la peau séborrhéique, au cuir chevelu, à la face, sur le thorax » (Lar. encyclop.)
syphilide. « Lésion cutanée ou muqueuse de la syphilis secondaire et tertiaire » (Méd. Biol. t. 3 1972). Au cours de la syphilis secondaire, il est tout à fait ordinaire de constater des syphilides pigmentaires cervicales (JOSUÉ, GODLEWSKI ds Nouv. Traité Méd., fasc. 8, 1925, p. 355)
tuberculide. « Dermatose due à une sensibilisation de l'organisme à la tuberculose, mais dans laquelle on ne trouve pas le bacille tuberculeux » (Méd. Biol. t. 3 1972). Les lésions sporotrichosiques étaient cataloguées, soit comme syphilides, soit comme tuberculides (LANGERON ds Nouv. Traité Méd., fasc. 4, 1925, p. 491)
IV. — CHIM. Suff. sav. formateur de nombreux subst. masc. désignant des composés minéraux ou organiques depuis le terme oxide (ox[ygène]+ [ac]ide) créé par Lavoisier.
A. — CHIM. MINÉRALE
1. [Le subst. désigne un composé binaire]
a) [Le composé résulte de la combinaison de deux corps simples; la base est le rad. du nom du corps le plus électronégatif ou de l'oxygène, si celui-ci entre dans la combinaison]
[La base est issue du lat.] :
sulfide (sulf-, du lat. sulfur « soufre ») , vieilli. Synon. de sulfure (d'apr. LITTRÉ)
[La base est le rad. d'un subst. fr.] :
chloride, vieilli. « Combinaison électronégative du chlore avec un métal ou un métalloïde qui se comporte à la manière d'un acide » (ibid.). Voir GAY-LUSSAC ds Annales chim. et phys., t. 1, 1816, p. 171
iodide, vieilli. « Combinaison de l'iode avec un corps moins électronégatif que lui » (d'apr. LITTRÉ-ROBIN 1884). Voir GAY-LUSSAC, loc. cit.
oxide, vx. « Composé binaire de l'oxygène ». Voir LAVOISIER, Traité chim., t. 1, 1789, p. 84; GAY-LUSSAC, loc. cit.
b) [Le composé résulte de la combinaison d'un rad. chim. avec un corps simple; la base désigne le rad.] V. alfénide et cyanide (s.v. cyan- I B 2 a).
2. [Au plur., le subst. désigne un groupe de corps simples dont les propriétés sont voisines de celles de l'un d'entre eux pris pour type; au sing., le subst. désigne un membre du groupe; la base est le nom ou le rad. du nom du corps simple type] V. chloride (s.v. chlore dér. 3) et aussi :
ferrides, vieilli. « Famille de corps simples qui a pour type le fer » (d'apr. LITTRÉ)
uranides. « Groupe d'éléments comprenant l'uranium et des éléments à propriétés voisines (neptunium, plutonium, americium) » (d'apr. ROB. Suppl. 1970, Lar. Lang. fr.)
B. — CHIM. ORGANIQUE. [Le subst. désigne un composé organique]
1. [La base désigne la nature du composé] V. anhydride.
2. [La base désigne la substance ou le noyau dont le composé dérive] V. amide, anilide (s.v. aniline dér. 2), uréide.
3. [La base désigne le composant fondamental] V. glucoside, glycéride, stéride.
Rem. À signaler a) la finale homogr. des adj. issus des adj. lat. en -idus formés à partir des verbes en -ere comme algide, candide, humide, sapide, splendide, valide, etc., ou formés à partir de subst. comme morbide, solide; b) la finale homogr. des subst. issus du gr. en -, - par l'intermédiaire des subst. lat. en -is, -idis comme anthyllide, ascaride, bolide, cantharide, chrysalide, éphélide, éphéméride, pyramide.
Prononc. : [-id].
II.
⇒-IDE2, -OÏDE, élém. formant
Élém. terminal empr. au gr. -, lui-même tiré du gr. « forme, apparence », et entrant dans la constr. de nombreux mots savants.
I. — Forme -ide [lorsque le 1er élém. se termine par un phonème autre que -o-]
A. — [Le 1er élém. est issu du gr.] V. andréide (s.v. androïde).
Spécialement
1. CHIM. [Au plur., le subst. désigne un groupe d'homologues; au sing., le subst. désigne un membre du groupe] V. glucides, lipides, protides.
2. GÉOM. V. cyclide (s.v. cycl(o)-1 A 1).
B. — [Le 1er élém. est le rad. d'un subst. fr.] :
trachéide (de traché(e)), subst. fém., bot. « Vaisseau imparfait, conducteur de la sève, propre aux plantes jeunes et aux gymnospermes » (Lar. Lang. fr.). Il [le bois primaire] est fait de trachéides dont les parois radiales sont couvertes de ponctuations aréolées (PLANTEFOL, Bot. et biol. végét., t. 2, 1931, p. 613)
II. — Forme -oïde [la voyelle -o- faisant partie étymologiquement ou non du 1er élém., mais plus ou moins sentie comme partie constitutive de l'élém. terminal]
Rem. Les mots en -oïde sont pour la plupart adj. et subst. Malgré la fragilité de cette classification (un emploi adj. peut avoir disparu, un emploi subst. ne pas être attesté dans notre docum.), on les a répartis en adj., adj. et subst., subst. On a réuni dans la subdivision adj. et subst. (infra B) les mots qui sont subst. p. ell. du déterminé de l'adj. (c'est partic. fréq. en anat.) ou les mots pour lesquels les emplois adj. et subst. fonctionnent dans le même domaine. Au contraire, lorsque les emplois adj. et subst. semblent fonctionner dans des domaines différents, on les a dissociés.
A. — Adjectif
1. [Le 1er élém. est issu du gr.]
a) ANAT. V. choanoïde (s.v. choan(o)-), clinoïde (s.v. clino- B 2), coronoïde.
V. aussi les empr. au gr. conoïde, cotyloïde, glénoïde, hyaloïde, odontoïde, sésamoïde, sigmoïde, styloïde, xiphoïde.
b) BIOL., MÉD. V. androïde (cf. ce mot B), cystoïde (cf. ce mot A), gynoïde (s.v. gyn(o)- I A), hypnoïde, lipoïde (cf. aussi infra C 1 a), myéloïde et aussi :
pithécoïde (pithéc-, du gr. « singe »). « Qui rappelle les singes; qui a l'aspect extérieur d'un singe » (Lar. encyclop.). Des dents humaines (...) plus volumineuses que la normale et présentant quelques traits pithécoïdes (Hist. sc., 1957, p. 1421)
V. aussi les empr. au gr. adénoïde (s.v. adén(o)- II), tétanoïde « qui ressemble aux convulsions tétaniques » (Méd. Biol. t. 3 1972).
c) CHIM. V. haloïde (s.v. halo- I A 1), stéroïde.
d) SC. NAT., BIOL. V. botryoïde.
e) ZOOL. V. cystoïde (cf. ce mot B).
Rem. V. aussi les empr. a) au gr. ) cristalloïde (cf. ce mot I), cuboïde (cf. ce mot I), cylindroïde (cf. ce mot B), discoïde; ) bot. : astroïde; ) minér. : lithoïde, zooïde; b) au gr. par l'intermédiaire de l'all. : diploïde, haploïde (génét.).
2. [Le 1er élém. est issu du lat.] V. ovoïde.
BIOL. V. hominoïde (s.v. hominiens rem. 1).
3. [Le 1er élém. est le rad. d'un adj. ou d'un subst. fr.] V. bizarroïde (s.v. bizarre dér.), ellipsoïde (cf. ce mot I), hyperboloïde, paraboloïde (cf. aussi infra C 3 d), spiraloïde.
Spécialement
a) ANAT. V. condyloïde (s.v. condyle dér. 2).
b) BIOL., MÉD. V. amiboïde (cf. ce mot A), épidermoïde (s.v. épiderme rem. 2 d), épithélioïde (s.v. épithélium rem. 3 b), féminoïde, fibrinoïde (s.v. fibrine rem. 2), lichénoïde, lymphoïde et aussi :
crétinoïde. État crétinoïde. « État rappelant le crétinisme, mais moins accentué » (d'apr. Méd. Biol. t. 1 1970). W. Gull décrivit, en 1873, sous le nom d'état crétinoïde, survenant chez les femmes à l'âge adulte, un syndrome nouveau, qui n'était autre qu'une des formes du myxiœdème (SOUQUES, FOIX ds Nouv. Traité Méd., fasc. 8, 1925, p. 169)
mucoïde. « Qui ressemble au mucus » (Méd. Biol. t. 2 1971). Les cellules subissent aussi parfois une dégénérescence mucoïde (RAVAULT, VIGNON, Rhumatol., 1956, p. 16). Insistant sur l'infiltration des parties molles par une substance mucoïde, l'Anglais Ord désigne l'affection sous son nom actuel de « myxœdème » (BARIÉTY, COURY, Hist. méd., 1963, p. 743). Cf. aussi infra C 3 a
c) MINÉR. V. granitoïde, porphyroïde.
d) TECHNOL. V. siphoïde.
e) ZOOL. V. helminthoïde (s.v. helminthe rem.).
B. — Adj. et subst.
1. [Le 1er élém. est issu du gr.]
a) ANAT. V. allantoïde et aussi :
omoïde (om-, du gr. « épaule »), adj. et subst. masc. « (Qui concerne un) os du palais chez les oiseaux » (d'apr. Lar. Lang. fr.). Les palatines s'articulent chacune sur un petit os oblong, dont la figure varie beaucoup, mais que Hérissant a comparé à un omoplate, et qu'il a nommé omoïde (CUVIER, Anat. comp., t. 3, 1805, p. 61)
V. aussi les empr. au gr. aryt(h)énoïde, choroïde, coracoïde, cuboïde (cf. ce mot II A), deltoïde, ethmoïde, hyoïde, mastoïde, ptérygoïde, scaphoïde, sphénoïde, thyroïde, trapézoïde, trochoïde (cf. aussi infra C 1 c).
b) HISTOL. V. ostéoïde.
c) MÉD. V. amyloïde (s.v. amyl(o)-).
V. aussi l'empr. au gr. eunuchoïde.
d) PSYCHOL. V. schizoïde.
V. aussi l'empr. au gr. par l'intermédiaire de l'all. cycloïde (cf. cycloïde2).
e) ZOOL., adj. et subst. masc. plur. V. ganoïde(s).
V. aussi l'empr. au gr. anthropoïde.
Rem. V. aussi les empr. a) au gr. ) géom. : conchoïde, conoïde, cuboïde (cf. ce mot II B), hélicoïde, rhomboïde; ) minér. : amygdaloïde; b) au gr. par l'intermédiaire de l'angl. : colloïde, cristalloïde (cf. ce mot II B; chim.).
2. [Le 1er élém. est issu du lat.]
a) ANAT. V. cérébroïde (s.v. cérébr(i)- II).
b) MÉD. V. cancroïde.
c) PARASITOL., adj. et subst. masc. plur. V. cestoïde(s) (s.v. cestode).
3. [Le 1er élém. est le rad. d'un subst. fr.]
a) ANTHROPOL. V. australoïde, négroïde et aussi :
arménoïde. « (Qui concerne le) type humain répandu en Arménie méridionale » (d'apr. Lar. encyclop.). Caractère, type arménoïde. Les Mitanni, qui étaient probablement des Arménoïdes et qui n'étaient certainement pas « Aryens » (HADDON, Races hum., 1930, p. 194)
mongoloïde. « (Individu) qui présente des caractères comparables à ceux du Mongol. Type mongoloïde » (d'apr. Lar. encyclop.). Chez les peuples mongoloïdes on voit un pli de la peau (...) couvrir la caroncule et l'angle intérieur de l'œil (HADDON, Races hum., 1930p. 25). Les Mongoloïdes se distinguent par les cheveux raides et grossiers, la pauvreté de leur système pileux sur le visage et sur le corps et leurs yeux obliques (LOWIE, Anthropol. cult., 1936, p. 13). Cf. aussi infra c
néanderthaloïde. « (Individu) qui présente les apparences de l'espèce humaine fossile de Néanderthal, sans lui appartenir nécessairement » (d'apr. Lar. Lang. fr.); « qui concerne cette espèce ». Récemment on a découvert un crâne néanderthaloïde typique en Galilée (HADDON, Races hum., 1930p. 186). Tête plus ronde, orbites moins saillantes, fosses canines mieux marquées, menton parfois naissant. Tel l'homme de Steinheim. Tels les hommes de Palestine. Des Néanderthaloïdes, incontestablement (TEILHARD DE CH., Phénom. hum., 1955, p. 221)
b) BIOCHIM. V. albuminoïde et aussi :
caroténoïde, adj. et subst. masc. « (Substance colorée) dont la constitution est voisine de celle du carotène » (d'apr. Méd. Biol. t. 1 1970). Les caroténoïdes sont des pigments végétaux que l'organisme humain transforme en vitamine A, d'où leur nom de provitamines A (R. LALANNE, Alim. hum., 1942, p. 45). Pigments caroténoïdes (CAMEFORT, GAMA, Sc. nat., 1960, p. 332)
c) MÉD. V. dermoïde (s.v. derme dér.), épileptoïde (s.v. épileptique rem. b), encéphaloïde (s.v. encéphale rem. 2 a) et aussi :
carcinoïde, adj. et subst. masc. a) Adj. « Qui se rapporte à une tumeur maligne ». Dégénérescence carcinoïde (Lar. encyclop.). b) Subst. masc. « Tumeur digestive formée à partir de cellules entéro-chromaffines (chromaffine, s.v. chromato- I C) reproduisant la structure et l'agencement endocrinien et dont l'évolution est lente (...) malgré la tendance envahissante et destructive de la paroi digestive » (Méd. Biol. t. 1 1970). Carcinoïdes de l'intestin (Ce que la Fr. a apporté à la méd., 1946, p. 155)
mongoloïde, adj. et subst. masc. « (Individu) qui, sans être un mongolien caractérisé, s'en rapproche par certains traits » (d'apr. Méd. Biol. t. 2 1971)
scarlatinoïde, adj. et subst. fém. a) Adj. « Qui a l'aspect de la scarlatine » (d'apr. Méd. Biol. t. 3 1972). b) Subst. fém. « Érythème qui rappelle celui de la scarlatine » (d'apr. Méd. Biol. t. 3 1972)
d) MÉTALL., PHYS. V. eutectoïde (s.v. eutectique rem. a).
e) PHYS. V. hydrogénoïde (s.v. hydrogène rem.).
f) ZOOL., adj. et subst. masc. plur. V. astéroïde(s) (cf. ce mot B).
C. — Substantif
1. [Le 1er élém. est issu du gr.] V. androïde (cf. ce mot A).
Spécialement
a) BIOCHIM. V. lipoïde.
b) CHIM. V. métalloïde.
c) GÉOM. V. géoïde.
V. aussi les empr. au gr. cycloïde (cf. cycloïde1), trochoïde.
d) MÉD. V. chéloïde.
Rem. V. aussi les empr. a) au gr. ) sphéroïde; ) anat. : arachnoïde, cristalloïde (cf. ce mot III); ) astron. : astroïde (cf. ce mot II). ) bot. : cristalloïde (cf. ce mot II A); ) électr. : solénoïde; ) géom. : cylindroïde; ) méd. : sarcoïde; ) zool. : crinoïdes; b) au gr. par l'intermédiaire de l'angl. : astéroïde (cf. ce mot A astron.).
2. BOT. [Le 1er élém. est issu du lat.] V. ficoïde.
3. [Le 1er élém. est le rad. d'un subst. fr.]
a) BIOCHIMIE :
mucoïde(s) (mucoïde , mucoïdes )(de mucus), subst. masc. « Substance(s) voisine(s) des mucines renfermée(s) dans les cellules des muqueuses » (d'apr. Lar. encyclop.)
b) BOT. V. fucoïde (s.v. fucus rem. a) et aussi :
galloïde (de galle1), subst. fém. « Excroissance non fermée provoquée par la piqûre d'un certain nombre de Pucerons, de Diptères ou d'Acariens » (d'apr. CARLET, PERRIER, Précis de zool., Paris, Masson, 1896, p. 562)
c) CHIM. V. alcaloïde.
d) GÉOM. V. ellipsoïde (cf. ce mot II), hyperboloïde, paraboloïde, sinusoïde.
e) MÉDECINE :
vaccinoïde, subst. fém. « Réaction cutanée bénigne chez un individu revacciné contre la variole (...). Synon. vaccinelle, fausse vaccine » (Méd. Biol. t. 3 1972)
varioloïde, subst. fém. « Forme atténuée de variole majeure survenant chez des sujets qui ont antérieurement été vaccinés ou qui ont déjà eu la variole, soit majeure soit mineure. Synon. variole atténuée, variole modifiée, variole abortive » (d'apr. Méd. Biol. t. 3 1972). La guérison est la terminaison constante de la varioloïde régulière (TEISSIER ds Nouv. Traité Méd., fasc. 2, 1928, p. 267)
f) ZOOL., subst. masc. plur. V. amiboïdes (s.v. amiboïde B), holothurioïdes (s.v. holothurie rem. b) et aussi :
ophiuroïdes. Synon. de ophiurides (s.v. -ide(s)1 II C 5)
squaloïdes. « Sélaciens de forme allongée, bons nageurs » (Lar. Lang. fr.)
Rem. On relève aussi la forme -oïdés : ammonoïdés (s.v. ammonoïde rem.); filarioïdés, subst. masc. plur. « Sous-ordre de vers Nématodes parasites, à corps long et filiforme, dont la bouche est munie de deux lèvres latérales, en général sans capsule buccale » (Méd. Biol. t. 2 1971); hominoïdés (s.v. hominiens rem.).
Prononc. : [-id].

1. -ide
Élément, tiré du grec eidos « forme » ( Idée), qui entre dans la composition de nombreux adjectifs indiquant une ressemblance d'aspect, de forme (sous la forme -oïde, ex. : cardioïde, négroïde, sphéroïde, etc. -oïde).
REM. En méd., le suff. -ide désigne généralement les manifestations cutanées d'une maladie (allergide, arthritide, syphilide…); en chimie, il indique des composés dérivés (du corps désigné par la base), et désigne certains groupements d'homologues (glucides, lipides…, et aussi alkyd).
————————
2. -ide
Suffixe patronymique indiquant la descendance, l'appartenance (ex. : Abbāssides, Napoléonides), notamment en mythologie (ex. : Atrides, Danaïdes).REM. Repris comme suff. taxinomique. → -ides, -idés.
————————
3. -ide
Élément, de (ac)ide, indiquant dans des noms de composés chimiques la présence d'un acide ou d'un radical acide.

Encyclopédie Universelle. 2012.

Share the article and excerpts

Direct link
Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.